Emma, 13 ans, avait été tuée par son père : un an après, une femme mise en examen

Emma, 13 ans, avait été tuée par son père : un an après, une femme mise en examen

Un an après la mort d’Emma, 13 ans, tuée par son père à Mûrs-Erigné près d’Angers (Maine-et-Loire), un rebondissement a eu lieu dans l’enquête. Selon nos informations, lundi 11 mai 2026, une femme a été mise en examen.

Selon Ouest-France, une femme a été mise en examen dans l'affaire du meurtre de la jeune, Emma, tuée par son père. L'ex-compagne de ce dernier aurait été informée des intentions meurtrières de l'homme, qui s'est depuis suicidé en prison. Elle a été mise en examen lundi 11 mai.

Le 7 mai 2025, Emma, 13 ans, a été tuée par son père, Philippe, à Mûrs-Érigné, près d'Angers. Dans un courrier, l'homme de 42 ans avait reconnu les faits et avait absorbé des médicaments. Mis en examen et placé en détention provisoire, l'homme était fragilisé et suicidaire. Il avait dit ne pas pouvoir quitter ce monde sans sa fille, rapporte Ouest-France

L'homme s'est depuis suicidé, dans sa cellule de prison, au centre pénitentiaire de Nantes. Après le suicide du père, l'avocate de la mère d'Emma, Nathalie Valade, avait déploré le fait qu'il n'y aurait pas de procès. Cependant, une femme a été mise en examen lundi 11 mai pour non-assistance à mineur de moins de 15 ans en danger, destruction de document en lien avec un crime et soustraction de document.

"Ce drame aurait pu être évité" selon la mère d'Emma

Cette femme, ex-compagne de Philippe, qui le fréquentait depuis 2019 et l'avait quitté quelques mois avant le meurtre, est soupçonnée d'avoir été au courant des intentions de l'homme. Il lui aurait fait part de ses pensées suicidaires avant de tuer sa fille et lui aurait donné une lettre. "Elle était informée et n'a pas réagi", a regretté la mère d'Emma qui a ajouté que "ce drame aurait pu être évité".

Le procureur de la République d'Angers, Éric Bouillard, a confirmé que la femme mise en examen avait reçu une lettre. "Il lui a dit ce qu'il voulait faire et elle n'a rien fait", a-t-il affirmé. En mars 2025, Philippe avait été condamné à dix mois de prison avec sursis pour harcèlement moral et menaces de mort contre la Chambre interdépartementale des notaires de Maine-et-Loire, Mayenne et Sarthe, indique 20 Minutes.

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