Patrick Bruel accusé de viols : de la "Bruelmania" à la multiplication des plaintes, anatomie d'une implosion publique âprement contestée

Patrick Bruel accusé de viols : de la "Bruelmania" à la multiplication des plaintes, anatomie d'une implosion publique âprement contestée

Assiste-t-on à la chute d'une idole ? Pendant près de quarante ans, Patrick Bruel a incarné une certaine idée du charme à la française. Une sorte de gendre idéal de la chanson et du cinéma... Mais le vernis de la "Bruelmania" semble se craqueler sous le poids d'accusations et de plaintes qui ont pris une ampleur vertigineuse, ces derniers jours.

Ce qui relevait de la rumeur ou de bruits étouffés prend désormais les traits d'une véritable affaire. La plainte pour viol déposée par l'animatrice Flavie Flament, relative à des faits traumatiques survenus en 1991 alors qu'elle n'avait que 16 ans, a brisé le silence. Patrick Bruel, 67 ans, est désormais sous le feu des projecteurs.

Une douzaine de plaintes seraient étudiées en France et près de trente femmes accusent aujourd'hui l'artiste de violences sexistes et sexuelles. Des loges de concerts aux salons de massage, des hôtels de luxe aux festivals de cinéma, les témoignages semblent afficher certaines similitudes. La procureure de Paris, Laure Beccuau, a d'ailleurs acté le regroupement des procédures, signe que la justice n'aborde plus ces plaintes comme des faits isolés, mais comme un potentiel mode opératoire.

Une "vague d'accusations infamantes"

Alors que les associations féministes réclament l’annulation de ses concerts et que des pétitions circulent, le décalage d'image entre le Patrick Bruel qui continue de monter sur scène à Paris et l'agresseur présumé au cœur de la tourmente n'a fait qu'ajouter de l'huile sur le feu.

Malgré tout, la ligne de défense de l'artiste reste droite : un démenti catégorique. "Jamais je n'ai forcé une femme", a-t-il martelé, dénonçant une réécriture de relations consenties. Dans un post Instagram, le sexagénaire a balayé des "allégations" et des "rumeurs parfois absurdes et écœurantes".

"Jamais je n'ai drogué, manipulé ou cherché à soumettre qui que ce soit. Je ne me suis jamais servi de ma notoriété pour abuser de quiconque", a-t-il affirmé, niant les accusations de viol de Flavie Flament, parlant à son endroit d'une "histoire fausse". Il assure qu’il se battra devant la justice "pour défendre la vérité". "Dans ce temps, je continuerai de faire mon métier, avec le même dévouement et la même passion."

Ces derniers jours, la stratégie déployée par la défense du chanteur était claire : occuper le terrain médiatique. Par la voix de ses avocats, il a de nouveau réfuté toutes les accusations. Me Céline Lasek, qui n'a pas répondu aux sollicitations de La Dépêche du Midi, avait été claire sur franceinfo ce week-end : "Il n'a jamais été question jusqu'à ce jour ni de violences sexuelles ni d'agression, pour la simple et bonne raison qu'il n'y en a pas eu". Son autre conseil, Me Christophe Ingrain, en rajoutait une couche ce mardi sur BFMTVqualifiant les témoignages "de vague d'accusations infamantes" contre son client.

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