Dans la nuit du samedi 22 au dimanche 23 août, au moins 30 Guinéens ont péri et 22 autres ont été blessés dans l’effondrement d’une partie d’une décharge de Conakry, fragilisée par la saison des pluies. Pour “Le Djely”, la responsabilité de l’État est à nouveau en question, lui qui n’a pas pris les mesures nécessaires pour empêcher ce drame pourtant évitable.
22 août 2017-22 août 2026 : on croirait à s’y méprendre à un anniversaire. Mais non, ce sont deux dates distinctes, neuf ans d’intervalle, pour un même drame sur un même site : l’éboulement de la décharge de Dar es Salam. Une seule nuance de taille, cependant : le bilan de la tragédie de cette année est infiniment plus lourd.
Sans doute le sort a-t-il voulu nous punir pour notre amnésie collective et notre fâcheuse incapacité à tirer les leçons de nos propres drames. Car c’est bien de cela qu’il s’agit dans le deuil que vit aujourd’hui le pays, avec la perte d’une trentaine de nos compatriotes, emportés par cette incroyable propension que nous avons à laisser se reproduire, sous nos yeux, catastrophes, calamités et autres désastres.
