Shein se diabolise : plus de 80 députés réclament l'interdiction du site de fast-fashion en France

83 députés réclament l'interdition de Shein sur le territoire pour "protéger les travailleurs, la santé publique et la planète", dans un texte publié dans La Tribune Dimanche.

Shein se diabolise : plus de 80 députés réclament l'interdiction du site de fast-fashion en France

Dans un texte publié dans La Tribune Dimanche ce dimanche 23 novembre 2025, 83 députés, emmenés par la présidente de la commission du Développement durable de l’Assemblée, Sandrine Le Feur (EPR), réclament l’interdiction de Shein sur le territoire français, accusant notamment le géant de la mode ultra-éphémère de « concurrence déloyale » ou encore d’inonder le marché de « produits toxiques ».

 

De nombreux députés Ensemble pour la République, aux côtés entre autres de Marie-Noëlle Battistel (PS), Anne-Cécile Violland (Horizons), Josiane Corneloup (LR) ou encore Erwan Balanant (MoDem) sont signataires de ce texte. 

« Le visage le plus brutal de la fash fashion »

Avec l’installation début novembre de la marque asiatique au BHV, grand magasin parisien, « ce n’est pas la mode qui se démocratise, c’est Shein qui se dédiabolise », plaident les 83 parlementaires. 

« Le visage le plus brutal de la fast fashion  (…) s’offre une respectabilité de façade », mais cela ne peut « masquer l’envers du décor alors qu’il détruit la planète, nos emplois et la santé des consommateurs », jugent les signataires.

 

Puisque le débat ne peut plus se contenter d'indignation, la commission du développement durable de l'Assemblée nationale a convoqué les dirigeants de Shein pour enfin les entendre sur leurs pratiques. [...] Une audition qu'ils avaient tentée d'esquiver.

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Initialement prévue le 26 novembre, cette convocation a été décalée au 2 décembre, la plateforme d’e-commerce ayant expliqué ne pas être en mesure d’honorer le premier rendez-vous en raison d’une audience judiciaire le même jour. 

Dans le viseur du gouvernement, la plateforme est également convoquée mercredi matin devant le tribunal judiciaire de Paris, qui devra statuer sur la suspension du site en France après la découverte de la vente de poupées sexuelles d’apparence enfantine et d’armes de catégorie A.