Guerre au Moyen-Orient : les vols de rapatriement ne sont pas gratuits et voici de combien est la contribution

Guerre au Moyen-Orient : les vols de rapatriement ne sont pas gratuits et voici de combien est la contribution

Avec la guerre au Moyen-Orient, entrée dans son 11e jour ce mardi 10 mars, des milliers de Français présents dans la zone continuent de rentrer en France. Lundi, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot indiquait que 15 000 personnes étaient déjà rentrées au pays, dont 900, qualifiées de « vulnérables » (femmes enceintes, familles avec enfants en bas âge...), grâce à des vols affrétés par le gouvernement.

Il a aussi annoncé que la France allait affréter « dans les prochains jours » sept vols supplémentaires pour rapatrier ses ressortissants vulnérables, dont 7 500 ont déjà formulé une demande en ce sens.

Mais même dans ce cas de figure, avec cette aide fournie par la France, le vol de retour n’est pas gratuit. « C’est une contribution » demandée à la personne rapatriée, rappelle ce mardi matin sur France 2 Pascal Confavreux, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. « Là par exemple, sur des vols civils affrétés par la France qui venaient des Émirats, c’était aux environs de 350 euros (par personne) », précise-t-il, alors que « le prix peut varier en fonction des parcours (jusqu’à 680 euros, comme l’explique ici franceinfo, NDLR) »« Donc c’est très en deçà du prix commercial, mais c’est une contribution que nous faisons, c’est classique », ajoute-t-il. « Les partenaires européens font pareil ».

Des vols commerciaux bien plus chers

À l’inverse, la très grande majorité des 15 000 personnes déjà rentrées en France l’ont fait via des vols commerciaux, parfois hors de prix. « On a vu des billets jusqu’à 14 000 ou 15 000 euros avec Emirates », racontait à franceinfo le 7 mars une mère de famille bloquée à Dubaïavec ses quatre enfants.

Cela semble s’être bien calmé depuis. En simulant un aller simple Dubaï-Paris en date du jeudi 12 mars, via l’outil Google Flights, on trouvait ce mardi trois vols sans escale programmés (deux d’Emirates et un d’Etihad), avec un prix avoisinant les 1 000 euros.

Lundi, Jean-Noël Barrot avait aussi indiqué que son ministère« [encourageait] les compagnies aériennes dans la région et au-delà à multiplier les vols à destination de la France ». Outre ses ressortissants, la France contribue historiquement aux rapatriements de personnes, notamment de l’Union européenne.


Tongossa c'est chez nous !
Radio en direct