Massad Boulos, un beau-père bien placé: le nouveau conseiller Afrique de Donald Trump intrigue

Massad Boulos, le 1er novembre 2024, à Dearborn, Michigan. Massad Boulos, un Américain d'origine libanaise dont le fils est marié à la fille de Donald Trump, Tiffany, a été nommé à un nouveau rôle de conseiller pour l'Afrique.

Massad Boulos, un beau-père bien placé: le nouveau conseiller Afrique de Donald Trump intrigue

Le département d'État américain a annoncé mardi 2 avril que l'homme d'affaires Massad Boulos, proche de Donald Trump se rendra à partir de jeudi en RDC, au Rwanda, au Kenya et en Ouganda. Il sera accompagné d'une diplomate de haut rang, Corina Sanders, et y « rencontrera des chefs d'État et des chefs d'entreprise pour faire avancer les efforts en vue d'une paix durable» dans l'est de la RDC et pour « promouvoir les investissements du secteur privé américain dans la région ». L’homme d’affaires libano-américain, discret et au profil controversé, hérite du dossier africain à la Maison Blanche. Une nomination stratégique - mais contestée - qui semble s’appuyer davantage sur ses réseaux familiaux que sur une véritable expertise diplomatique.

Massad Boulos est né au Liban, dans une famille grecque orthodoxe influente originaire de Kafaraka, un village du nord du pays réputé pour sa production d’huile d’olive. Après des études en administration des affaires au Texas, il s’installe en Afrique de l’Ouest, où il prend la tête de SCOA Nigeria, une entreprise spécialisée dans la vente, la location et l’entretien de véhicules.

Déjà conseiller de Donald Trump pour les pays arabes, il a récemment servi d’intermédiaire entre le président américain et Mahmoud Abbas, le chef de l’Autorité palestinienne. Il hérite désormais du dossier africain — une fonction qui, comme d'autres postes de conseillers à la Maison Blanche, ne requiert pas de validation par le Sénat.

Derrière cette nomination, se dessine la stratégie d’un président qui mise sur la loyauté et les réseaux familiaux pour mener sa politique étrangère, quitte à faire fi de l’expérience diplomatique.