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En Israël, la Knesset adopte une loi pour pendre les Palestiniens

En Israël, la Knesset adopte une loi pour pendre les Palestiniens

Le Parlement israélien a adopté, lundi 30 mars, une loi instaurant « la peine de mort pour les terroristes ». Un moyen de poursuivre le processus colonial en cours dans la bande de Gaza et en Cisjordanie occupée en toute impunité, alors que le texte ne devrait s’appliquer, dans les faits, qu’aux Palestiniens.

Une loi pour pendre les Palestiniens, et seulement eux. Le Parlement israélien a adopté, dans la soirée du lundi 30 mars, un texte sur « la peine de mort pour les terroristes ». Cette proposition de loi introduite par l’extrême droite a été adoptée en troisième lecture par 62 voix contre 48. Le premier ministre israélien, Benyamin Netanyahou, s’est prononcé en faveur de cette nouvelle législation. Le texte est désormais applicable sur l’ensemble du territoire national, y compris les territoires contrôlés par Israël, soit l’intégralité de la Cisjordanie et 53 % de la bande de Gaza.

Sous couvert de lutter contre les « actes commis dans l’intention de nuire à l’État d’Israël », le texte vise en réalité à accélérer le processus colonial entrepris par Tel-Aviv. Lors de l’adoption du texte en première lecture, en novembre dernier, le quotidien israélien Haaretz pointait que Tel-Aviv « ne cherche pas à infliger la peine de mort aux « terroristes », mais seulement aux Arabes, puisque les terroristes juifs ne chercheraient pas à « nuire à l’État d’Israël et à la renaissance nationale du peuple juif sur sa terre » ».

« Cette loi viole le droit international »

Selon l’Association pour les droits civils en Israël (ACRI), « la loi crée deux voies parallèles, toutes deux conçues pour s’appliquer aux Palestiniens » exclusivement. « Dans les tribunaux militaires – qui ont compétence sur les Palestiniens de Cisjordanie – elle instaure une peine de mort quasi obligatoire, exige une majorité simple plutôt que l’unanimité pour la prononcer, et retire au commandant militaire le pouvoir d’accorder la grâce », détaille-t-elle. Rapidement, la communauté internationale a dénoncé ce texte mortifère.

Le bureau des droits de l’homme des Nations unies (ONU) en Palestine a ainsi appelé Israël à « abroger immédiatement la loi discriminatoire sur la peine de mort », soulignant que cette mesure « renforce encore la violation par Israël de l’interdiction de la ségrégation raciale et de l’apartheid ». Même consternation du côté d’Erika Guevara-Rosas, directrice principale de la recherche, du plaidoyer, des politiques et des campagnes d’Amnesty International, qui y voit « une manifestation publique de cruauté, de discrimination et de mépris total des droits humains ».

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