« Je ne vous serre pas la main ». Ce mardi, en marge d’un déplacement au tribunal de Nanterre (Hauts-de-Seine), et à l’issue d’un échange avec la presse, le ministre de la Justice Gérald Darmanina été interpellé par deux avocats. L’une d’entre eux a refusé de lui serrer la main au moment de lui poser une question.
« Quand on ne serre pas les mains des gens, ça commence dans l’irrespect et c’est dommage pour votre profession » a rétorqué le ministre avant de s’éloigner, sourire aux lèvres. « Je ne suis pas là pour serrer des mains ni pour valider des réformes qui vont mettre encore plus de difficultés dans nos professions », s’est exclamé Me Camilla Quendolo à un ministre qui ne s’est pas retourné pour répondre à ses questions.
Une réforme pénale controversée
Gérald Darmanin souhaite présenter à l’automne un projet de loi sur une réforme pénale controversée qui ne contiendra que dix articles. Dans ce projet, il souhaite revenir sur le principe d’aménagement obligatoire de certaines peines d’emprisonnement, réserver le sursis uniquement aux primo-délinquants ou encore rétablir les peines de moins d’un mois d’emprisonnement, qui avaient été supprimées en mars 2020 lors d’une précédente réforme des peines.
Il souhaite aussi que la procédure de plaider-coupable, aujourd’hui possible pour certains délits, soit étendue aux crimes, et veut multiplier les cours criminelles sans jurés, pour réduire les délais de jugement.