Pour sa quatrième visite en Chine depuis 2017, Emmanuel Macron a été reçu en grande pompe mercredi soir à Pékin dans le cadre monumental du Palais du peuple, décor des congrès du Parti communiste chinois. Il a rencontré son homologue chinois Xi Jinping au cours d’un entretien restreint et avant des discussions en format élargi. Que retenir des prises de paroles des deux chefs d’État ?
Des accords et des désaccords
"Nous avons, nous le savons, beaucoup de voies de convergence, nous avons parfois des désaccords, mais nous avons la responsabilité de savoir les dépasser, de trouver des mécanismes de coopération, de règlement des différends pour un multilatéralisme efficace auquel nous croyons", a déclaré Emmanuel Macron. Xi Jinping a assuré que la Chine entendait coopérer avec la France pour "écarter toute interférence" et "rendre le partenariat stratégique général entre la Chine et la France plus stable".
"Rééquilibrer la balance commerciale"
Emmanuel Macron a appelé la Chine à des "investissements croisés" pour rééquilibrer la relation commerciale. Il a prôné la coopération avec le G7 pour une gouvernance économique fondée sur des "règles". Le chef de l’État entend aborder des pratiques commerciales chinoises jugées déloyales, des voitures électriques à l’acier. La relation entre la Chine et l’Union européenne se caractérise par un déficit commercial massif (357,1 milliards de dollars) en défaveur de l’UE.
La guerre en Ukraine
"Nous devons continuer à nous mobiliser en faveur de la paix et de la stabilité dans le monde. Et de l’Ukraine aux différentes régions du monde qui sont touchées par la guerre, la capacité que nous avons à oeuvrer ensemble est déterminante", a déclaré Emmanuel Macron. Xi Jinping a affirmé pour sa part que "la Chine soutient tous les efforts pour la paix" et "continuera à jouer un rôle constructif pour une solution à la crise". "En même temps, elle s’oppose fermement à toute tentative irresponsable visant à rejeter la faute ou à diffamer quiconque". La Chine assure constamment vouloir la paix mais elle n’a jamais condamné l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022. Elle reste un partenaire économique et politique primordial de la Russie.