VERS UNE RÉOUVERTURE DES MAISONS CLOSES ? TOUT SAVOIR SUR CE PROJET PORTÉ PAR LE RASSEMBLEMENT NATIONAL

Le député Rassemblement national de la Somme Jean-Philippe Tanguy a fait part de sa volonté de déposer une proposition de loi «visant à rouvrir les maisons closes». Des lieux «coopératifs» qui seraient «tenus par les prostituées elles-mêmes».

VERS UNE RÉOUVERTURE DES MAISONS CLOSES ? TOUT SAVOIR SUR CE PROJET PORTÉ PAR LE RASSEMBLEMENT NATIONAL

Presque 80 ans plus tard, les maisons closes vont-elles rouvrir ? C'est en tout cas la volonté de Jean-Philippe Tanguy, le député RN de la Somme, qui souhaite déposer un projet de loi en ce sens. «Une première version est prête, mais doit être améliorée. J’ai le soutien de Marine (Le Pen) pour cette initiative», précise le député au journal Le Monde

Dans le détail, Jean-Philippe Tanguy précise que ces maisons closes «seraient tenues par les prostituées elles-mêmes, en mode coopératif». Elles porteraient «un autre nom que "maison close" qui n'a pas laissé que de bons souvenirs», glisse-t-il. Pas question pour le RN que les travailleurs et travailleuses du sexe se retrouvent sous le joug de proxénètes.

LA LOI DE 2016 DANS LE VISEUR DU DÉPUTÉ

Pour appuyer sa proposition, le député a expliqué avoir travaillé dans le passé avec une association d'aide aux personnes prostituées. «J’ai alors vu la précarité, la souffrance, l’horreur quotidienne que vivaient ces femmes». ll estime que la loi de 2016, qui interdit notamment l'achat d'acte sexuel, a aggravé la situation des personnes concernées. 

Selon une lettre de l'Observatoire des violences faites aux femmes publiée en avril 2025, l'année précédente, 1.579 victimes de proxénétismeou de recours délictuel à la prostitution ont été enregistrées, dont 659 étaient mineures. 

40.000 PERSONNES EN SITUATION DE PROSTITUTION

En avril 1946, la loi «Marthe Richard» entraîne la fermeture des 1.400 maisons closes en France, au terme d'un projet porté par la conseillère municipale de Paris qui lui donnera son nom.