Le prestigieux Prix Nobel de la Paix sera décerné, vendredi 10 octobre 2025, un prix que Donald Trump convoite ardemment. À Tel-Aviv, sur la place des Otages, c’est un véritable plébiscite pour le président américain. La foule s’y est pressée toute la journée pour exprimer sa joie et son soulagement après la signature de la première phase de l’accord ouvrant la voie à un cessez-le-feu à Gaza.
Applaudi par la foule présente sur place, le président américain a ramené un vent d’espoir et considéré comme l'homme "capable de faire la paix." Son nom s’affiche sur des pancartes sur lesquelles sont dessinés de grands cœurs. Sur l’une d’elles, figure "Trump est notre sauveur." Pour Nati, ce Nobel de la paix serait mérité : "Si les otages rentrent à la maison et que les soldats rentrent chez eux sains et saufs, on aura fait ce qu'il faut, et de mon point de vue, ils peuvent même lui donner deux fois." Même Louis s'incline, lui qui a pourtant toujours voté à gauche : "Je n'aime pas Donald Trump. Je pense qu'il est stupide et qu'il ne comprend absolument rien au Proche-Orient, mais je souhaite qu'il reçoive le prix Nobel, si grâce à lui vient la paix."
De son côté, Daymon adopte une rhétorique particulièrement "trumpienne" finalement de l'art du deal : "Je fais confiance à Trump. Il veut son prix Nobel, c'est très bien ! J'espère qu'il va l'avoir et que nous récupérerons nos otages : c'est du gagnant-gagnant." David, lui, se montre plus nuancé, car pour avoir le Nobel, il faut avoir fait la paix au préalable, selon lui. "Aujourd'hui, je crois que le Nobel, c'est d'aller au bout du conflit israélo-palestinien, quel que soit l'homme politique qui amènera cette région à s'apaiser. Le vrai enjeu, c'est que cette guerre s'arrête et surtout que cela ouvre sur un dialogue entre palestiniens et israéliens et une paix concrète", estime David. L'accord signé à Charm el-Cheikh, en Egypte, n'est que le tout début du chemin.