Aux États-Unis, une fusillade dans une église de Minneapolis attenante à une école catholique, a fait deux morts et 14 blessés parmi les élèves rassemblés pour la messe. Voici ce que l’on sait de la situation et de la personne qui a tiré, avant de se donner la mort sur les lieux de la fusillade.
La tireuse est âgé de 23 ans
Robin Westman, 23 ans, a agi seule, a précisé Brian O’Hara, le chef de la police de Minneapolis. Porteuse de trois armes à feu, Robin Westman s’est suicidée sur place, a-t-il indiqué.
Les tirs ont été effectués depuis l’extérieur, à travers les vitraux, et semé l’effroi parmi des dizaines d’écoliers qui assistaient à une messe, deux jours après la rentrée des classes.
Selon les enquêteurs, des dizaines de coups de feu ont retenti. Les armes avaient été acquises « légalement », selon la police. Et Robin Westman n’avait pas d’« antécédents criminels significatifs », a rapporté la BBC.
« Il s’agit d’un acte de violence délibérée contre des enfants innocents et d’autres personnes venues prier. La cruauté et la lâcheté dont il faut faire preuve pour tirer dans une église remplie d’enfants sont absolument incompréhensibles », a dit Brian O’Hara.
Robin Westman avait laissé un manifeste
Robin Westman avait préparé un manifeste qui devait être diffusé ultérieurement sur YouTube et la police l’en a « retiré ». L’ancienne élève de l’établissement a été identifiée comme étant « Robin Westman, un homme né sous le nom de Robert Westman », selon Kash Patel. Des documents judiciaires de 2019-2020, consultés par l’AFP, font état d’un changement de prénom, de Robert à Robin, de cette personne née de sexe masculin mais s’identifiant comme femme.
« Nous avons la confirmation que Robin Westman était une femme transgenre », a quant à elle écrit Kristi Noem, la ministre de la Sécurité intérieure. L’administration Trump mène depuis des mois une offensive contre les politiques favorables aux personnes transgenres.
Le maire de Minneapolis, Jacob Frey, a de son côté condamné les attaques contre les personnes transgenres et l’instrumentalisation par l’extrême droite américaine de la tuerie.
Des parents paniqués
Des images en direct ont montré des parents paniqués venant chercher leurs enfants dans un imposant déploiement policier.
« Le premier coup, je me suis demandé ce qu’il se passait », a raconté un élève de 10 ans à la chaîne CBS. « Puis j’en ai entendu un autre. Je me suis jeté sous le banc et je me suis couvert la tête ».
L’un de ses camarades, a-t-il poursuivi, l’a « sauvé » en s’allongeant sur lui. Et il « a été touché ».
Les victimes : deux enfants de 8 et 10 ans
Les deux enfants décédés dans la fusillade avaient 8 et 10 ans. Les victimes blessées par balle, 14 enfants âgés de 6 à 15 ans et trois paroissiens de plus de 80 ans, devraient survivre à leurs blessures, selon Brian O’Hara.
La police fédérale américaine, le FBI, a ouvert une enquête pour « acte de terrorisme intérieur » et « crime motivé par la haine anticatholique », a annoncé Kash Patel, patron de cette agence.
Le pape Léon XIV s’est dit « attristé » et a exprimé ses condoléances aux familles des victimes.
Aux États-Unis, le taux de mortalité par armes le plus élevé
Avec plus d’armes à feu en circulation que d’habitants, les États-Unis affichent le taux de mortalité par armes le plus élevé de tous les pays développés.
Les tueries sont un fléau récurrent que les gouvernements successifs n’ont jusqu’à présent pas réussi à endiguer, de nombreux Américains restant très attachés à leurs armes.
Donald Trump a déclaré mercredi avoir été « pleinement informé » de la « tragique » attaque. Il a ordonné la mise en berne des drapeaux jusqu’au 31 août sur les bâtiments fédéraux.
Cette année, au moins 287 tueries de masse, définies comme faisant au moins quatre morts ou blessés, ont eu lieu aux États-Unis, selon l’ONG Gun Violence Archive.
En 2024, au moins 16 700 personnes, sans compter les suicides, avaient été tuées par arme à feu.