L'administration Trump n'en finit pas de s'attaquer aux ressortissants étrangers aux États-Unis. Dans la logique entamée depuis sa prise de fonction, le locataire de la Maison-Blanche continue de durcir la politique migratoire du pays. D'après des révélations faites par le New York Times mi-mars, une nouvelle mesure viserait à restreindre drastiquement les conditions d'entrée aux États-Unis pour les ressortissants de 43 pays. Parmi eux, 22 sont situés sur le continent africain. Si la mesure n'a pas encore été adoptée et reste soumise à modification, le département d'État a néanmoins établi une première liste qui les répartit en trois catégories : dans la catégorie rouge, les ressortissants de 11 pays (dont le Soudan, la Somalie ou encore la Syrie) sont strictement interdits de toute possibilité de voyage. La catégorie orange concerne 10 pays (parmi lesquels la Sierra Leone, l'Érythrée, la Birmanie ou encore la Russie) dont les ressortissants sont uniquement autorisés à effectuer des voyages d'affaires aux États-Unis. Et enfin, 22 pays (dont la Mauritanie, le Bénin, la Gambie, le Tchad, le Cap Vert notamment) sont en sursis dans la liste jaune : ils doivent dans un délai de 60 jours rectifier leurs « carences sécuritaires » en partageant des informations sur les voyageurs ou bien les modalités de délivrance des passeports. Dans le cas contraire, ils seront classés en catégorie rouge.