Réélu le 5 novembre dernier à la tête des États-Unis, Donald Trump est officiellement au pouvoir depuis 100 jours.
En 100 jours et encore plus de décrets signés (près de 150), le président américain s’est illustré par son rythme frénétique et ses retournements de veste.
Pour fête l’occasion, Donald Trump a décidé de mettre en lumière l’une des choses dont il est le plus fier : son programme d’expulsion.
100 mugshots sur la route de la Maison-Blanche
Le long de l’allée menant à la Maison-Blanche, 100 portraits de migrants arrêtés depuis le 20 janvier, date d’investiture de Donald Trump, ont été installés ce mardi 29 avril 2025.
Sur ces panneaux, on y voit des « mugshots », ces photos prises lors des arrestations aux États-Unis, assortis du mot « arrested » (arrêté, en français) écrit en lettres capitales. En dessous, en rouge, on peut lire le motif de l’expulsion : meurtre, viols, agressions sexuelles sur enfants…

Le compte officiel X de la résidence présidentielle a d’ailleurs posté une vidéo de ces photos placées le long de Pebble Beach, l’allée des journalistes.
Sur la vidéo, on peut entendre la chanson Feelin’ good, chantée initialement par Nina Simone, défenseuse des droits civiques. Mais la chanson utilisée est la reprise par le Canadien Michaël Bublé, qui lui défend son pays face aux menaces d’annexion de Donald Trump. Tout un symbole.
Des « attaques frontales » contre la défense des droits humains
Alors que les mauvais sondages s’accumulent, le gouvernement de Donald Trump a décidé de redoubler d’agressivité dans sa rhétorique et ses mesures antimigrants.
Lundi 28 avril, Donald Trump a signé plusieurs décrets, portant selon la porte-parole de la Maison-Blanche à plus de 140 le nombre de mesures exécutives prises par le président, qui a déclenché depuis le 20 janvier un tremblement de terre institutionnel accompagné d’incessantes répliques judiciaires, économiques, politiques et diplomatiques.
L’un des décrets signés prévoit de rendre obligatoire la maîtrise de l’anglais pour « opérer un véhicule commercial », comme un camion semi-remorque.
Un autre ordonne au ministère de la Justice d’élaborer une « liste » de villes et États qui font « obstruction », selon la Maison-Blanche, à l’application de la politique d’expulsions massives de migrants.
Dans son rapport annuel, l’ONG Amnesty International s’est alarmée des « attaques frontales » de l’administration Trump contre les acquis du droit international et la défense des droits humains, lors des 100 premiers jours de ce second mandat.
Jusqu’ici, l’immigration était politiquement l’un des points forts de Donald Trump, qui pendant sa campagne a usé d’un vocabulaire parfois extrêmement violent et n’a pas hésité à propager de fausses informations.
Avec AFP.