Poupée sexuelle vendue sur Shein : un modèle "enfant" en ligne, le site risque gros

La Répression des fraudes a alerté le parquet de Paris après avoir découvert que le géant chinois de l'e-commerce vendait des produits pédopornographiques.

Poupée sexuelle vendue sur Shein : un modèle "enfant" en ligne, le site risque gros

L'annonce a été faite samedi 1er novembre 2025 : la Répression des fraudes française a annoncé avoir alerté la justice de la commercialisation de poupées sexuelles à caractère pédopornographique par Shein, le géant de l'e-commerce asiatique. Une annonce qui intervient alors que Shein s'apprête à ouvrir une boutique physique de manière durable à Paris, le 5 novembre prochain, rapporte le site de RFI

Au cours de l'année écoulée, l'entreprise a déjà été sanctionnée trois fois en France en raison de ses pratiques. Sur cette affaire précisément, la direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes [DGCCRF] a constaté "que le site d'e-commerce Shein commercialisait des poupées sexuelles d'apparence enfantine. Leur description et leur catégorisation sur le site permettent difficilement de douter du caractère pédopornographique des contenus". 

La DGCCRF poursuit qu'en accord "avec le procureur, un signalement a été fait à la plateforme lui suggérant de mettre en place rapidement les mesures appropriées". Concrètement, il s'agit, entre autres, de retirer l'annonce des pages du site concernées ainsi que de la catégorie du produit.

Autre point signalé par la Répression des fraudes : il s'agit de l'absence de filtre permettant une "mesure de filtrage" empêchant "efficacement" l'accès pour les mineurs à des pages web menant à des annonces commercialisant des poupées sexuelles d'apparence adulte.

Quelles sanctions ? 

"Ces signalements portent sur un site et une marque, Shein, pour lesquels des pratiques commerciales trompeuses et des allégations mensongères ainsi que plusieurs non-conformités ont déjà été largement constatées et sanctionnées précédemment", précise le communiqué de la DGCCRF.

En outre, la Répression des fraudes indique et rappelle que " la diffusion, via un réseau de communications électroniques, de représentations à caractère pédopornographique, est passible de peines pouvant aller jusqu'à 7 ans d'emprisonnement et 100 000 euros d'amende ".