Le monde du football avait les yeux rivés sur le théâtre du Châtelet, lundi. Une soirée au cours de laquelle Ousmane Dembélé a remporté la 69e édition du Ballon d'Or. Depuis, dans l'Hexagone comme dans les pays voisins, le natif d'Évreux (Eure) est au centre de l'attention.
C'est notamment le cas en Espagne, où on espérait voir Lamine Yamal (18 ans) le remporter à sa place. Vainqueur du trophée Kopa, récompensant le meilleur jeune, le Barcelonais est souvent préféré en une - tout comme Aitana Bonmati, Ballon d'Or chez les femmes pour la troisième année de suite -, au joueur parisien.
Seul le quotidien AS a placé Dembélé au côté de son homologue féminine, qualifiant la cérémonie de « presque complète », alors que le jeune attaquant du FC Barcelone a terminé en deuxième position, avant de reconnaître un sacre mérité : « C'est un juste gagnant. Il a été le plus régulier, le plus décisif et le plus spectaculaire. Le vote a confirmé une évidence ». Les autres médias hispaniques, Marca et Sport, n'ont quant à eux pas adressé de mots au nouveau Ballon d'Or. Le Mundo Deportivo, lui, est resté sobre et factuel : « Le PSG brille : Ousmane, Luis Enrique et Donnarumma récompensés ».
Les pays voisins nostalgiques
Les Anglais, qui n'ont plus vu un joueur de leur pays remporter le trophée depuis Michael Owen (2001), ont encensé le champion du monde 2018. « Sur le toit du monde » titre The Times, qui acclame la star française. Chez le Guardian, on évoque « l'Anglaise Alessia Russo [qui] manque de faire sortir le Ballon d'Or féminin de l'Espagne, alors que le PSG, lui, bat Lamine Yamal ». The Sun, quant à lui, s'enflamme : « De flop à modèle. Il court, il défend, il presse et il marque. C'est l'âme d'un PSG enfin champion d'Europe ».
Elle aussi nostalgique, l'Italie, avec La Gazzetta dello sport, fait remarquer le nouveau sacre d'un Français. « La France célèbre avec Dembélé ! Le dernier Italien était Cannavaro (2006), alors que l'Allemagne n'a plus gagné depuis 1996 ». Le média ajoute la force collective dont bénéficie le nouveau lauréat. « Ce PSG a mis fin à l'ère des privilèges. Dembélé est l'emblème de cette équipe, sans Messi ni Mbappé mais enfin victorieuse. Le Français est la preuve que le travail, la patience et la discipline paient. »