Une semaine après la menace du président américain de frapper de 200 % de droits de douane les vins et spiritueux européens, l’heure est à la mobilisation générale dans les vignobles français. De Cognac à Reims en passant le Bordelais, la Bourgogne et l’Alsace, viticulteurs et négociants se savaient certes dans le viseur de Donald Trump, qui a décidé de lancer une guerre commerciale contre ses partenaires économiques depuis son retour à la Maison-Blanche, le 20 janvier. Mais l’ampleur des droits évoqués par Washington sur leurs produits a créé un effet de sidération et de colère. Et pour cause, un éventuel triplement des prix aux États-Unis signerait la fermeture pure et simple de ce marché, le premier à l’export pour les vins et spiritueux français (22 % de leurs débouchés).
Le 12 mars, après l’officialisation par Washington des droits de douane de 25 % sur l’acier et l’aluminium européens, Bruxelles a publié une liste de produits américains menacés de taxes à partir de premier avril. Parmi…