Des négociateurs israéliens et du mouvement islamiste palestinien Hamas sont attendus au Caire pour des discussions indirectes sur le plan de Donald Trump, qui vise à mettre fin à la guerre dans la bande de Gaza et à la libération des otages. L’émissaire américain Steve Witkoff et le gendre de Donald Trump, Jared Kushner, sont également attendus en Égypte pour ces pourparlers.
Samedi, Trump a prévenu le Hamas qu’il ne « tolérerait aucun retard » dans l’application de son plan, qui prévoit un cessez-le-feu, la libération dans les 72 heures des otages, le retrait par étapes de l’armée israélienne de Gaza et le désarmement du mouvement islamiste.
Le Hamas palestinien a affirmé dimanche son souci de parvenir à un accord pour mettre fin à la guerre à Gaza et de procéder à un échange « immédiat » d’otages et de prisonniers avec Israël. Le Hamas a souligné auprès des médiateurs « la nécessité pour Israël de suspendre toute opération militaire dans l’ensemble de la bande de Gaza, de cesser toutes les activités aériennes, de reconnaissance et les survols de drones et de se retirer de l’intérieur de Gaza-ville ».
«Les bombardements israéliens devront cesser.»
Dans le même temps, « le Hamas et les factions de la résistance mettront fin à leurs opérations militaires ». En cas d’accord, les bombardements israéliens devront « cesser », a déclaré le chef de la diplomatie américaine Marco Rubio.
À deux jours du deuxième anniversaire de l’attaque sans précédent du mouvement islamiste palestinien contre Israël, le 7 octobre 2023, qui a déclenché la guerre, l’armée israélienne a poursuivi dimanche ses bombardements à Gaza-ville, faisant au moins cinq morts selon la Défense civile locale, un service de secours opérant sous l’autorité du Hamas.
Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu affirme soutenir le plan Trump, tout en précisant que son armée se maintiendra dans la majeure partie de la bande de Gaza, qu’elle contrôle aujourd’hui à 75 % environ. Le Président américain a affirmé samedi qu’Israël avait accepté une première « ligne de retrait » à une distance de 1,5 à 3,5 km à l’intérieur du territoire palestinien. Dès que le Hamas l’aura acceptée, un cessez-le-feu « entrera immédiatement en vigueur ».
Samedi, Netanyahu a juré de désarmer le Hamas, soit dans le cadre du plan soit par ses propres moyens militaires. « Cela sera accompli ! ».