Le FBI perquisitionne le domicile de John Bolton, ancien allié de Donald Trump

La police fédérale américaine (FBI) a perquisitionné, vendredi, le domicile de John Bolton. L'ex-conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, lors de son premier mandat, est devenu depuis l'un de ses plus fervents critiques.

Le FBI perquisitionne le domicile de John Bolton, ancien allié de Donald Trump

Ancien conseiller à la sécurité nationale de Donald TrumpJohn Bolton a pris depuis la fin du premier mandat du président américain des positions opposées à sa politique. Vendredi 22 août, la police fédérale américaine (FBI) a perquisitionné son domicile.

Des agents du FBI entraient et sortaient de la maison de cet ancien haut responsable dans la banlieue de Washington, a constaté vendredi un journaliste de l'AFP.

"PERSONNE n'est au-dessus de la loi... Les agents du FBI sont en mission", a déclaré sur X le directeur de la police fédérale, Kash Patel, sans que ce proche allié de Donald Trump ne précise quelle affaire il évoque.

Selon le tabloïd New York Post, qui cite un responsable de l'administration Trump, l'enquête aurait été ordonnée directement par Kash Patel.

Sollicité par l'AFP, le FBI a indiqué n'avoir "aucun commentaire" à faire sur la perquisition.

Lors de sa campagne présidentielle de 2024, Donald Trump avait fait grand cas de sa volonté d'enquêter et de poursuivre ses "ennemis de l'intérieur". En 2020, il avait affirmé que John Bolton devrait être "en prison" pour unlivre que l'ancien conseiller avait écrit sur son passage à la Maison Blanche entre 2018 et 2019.

"C'est vraiment un moins-que-rien"

Interrogé par la presse vendredi, Donald Trump a déclaré ne pas avoir été informé par le FBI de cette perquisition, avant de lancer plusieurs piques à son ancien conseiller.

"Je ne suis pas fan de John Bolton. C'est vraiment un moins-que-rien", a déclaré le président américain. "Ce n'est pas un gars intelligent, mais il pourrait aussi être très antipatriotique, on va voir ça", a-t-il ajouté.

Selon le New York Times et d'autres médias américains, la perquisition a été ordonnée pour déterminer si John Bolton avait partagé ou était en possession illégalement de documents confidentiels.

De retour à la Maison Blanche en janvier, Donald Trump avait signé un décret exécutif accusant son ex-conseiller d'avoir révélé "des informations sensibles du temps où il était" à la Maison Blanche.

Il avait également privé son ancien conseiller de la protection du Secret Service, l'agence chargée de protéger les hautes personnalités politiques aux États-Unis et lui avait coupé tout accès à des données de sécurité et de renseignement.

John Bolton avait dit être la cible d'un projet d'assassinat fomenté par l'Iran entre 2021 et 2022 et avait affirmé en janvier que "la menace demeure". Téhéran aurait ainsi voulu venger la mort de son général Qassem Soleimani, tué le 3 janvier 2020 dans une frappe de drone en Irak ordonnée par Donald Trump lors de son premier mandat (2017-2021).

"Présidence des représailles"

Avec son visage barré d'une épaisse moustache, ce républicain de 76 ans s'était fait connaître à l'international comme ambassadeur à l'ONU sous la présidence de George W. Bush, durant la guerre en Irak.