La Hongrie annonce se retirer de la CPI en accueillant Netanyahu, sous le coup d'un mandat d'arrêt

Le gouvernement hongrois a décidé de se retirer de la Cour pénale internationale, a déclaré jeudi Gergely Gulyás, le chef de cabinet du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, mais la CPI affirme que la Hongrie est tenue de respecter ses obligations jusqu'à la fin du processus de retrait.

La Hongrie annonce se retirer de la CPI en accueillant Netanyahu, sous le coup d'un mandat d'arrêt

La Hongrie a décidé de se retirer de la Cour pénale internationale (CPI), a annoncé le gouvernement jeudi, peu après l'arrivée du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu dans le pays pour une visite d'État.

« Le gouvernement entamera la procédure de retrait jeudi, conformément au cadre juridique constitutionnel et international », a déclaré Gergely Gulyás, chef de cabinet du Premier ministre hongrois Viktor Orbán.

La Cour de la Haye a pris note de cette décision, mais son porte-parole Fadi El Abdallah rappelle que "la Hongrie reste tenue de coopérer" jusqu'à la fin de procédure de retrait, qui dure environ un an.

La Hongrie a signé le Statut de Rome, traité fondateur de la CPI, en 1999, avant de le ratifier deux ans plus tard, lors du premier mandat de Viktor Orbán.

Mais ce dernier affirme que le pays n'a pas l'obligation de se conformer aux décisions de la CPI, car il n'a jamais validé la convention associée au Statut de Rome pour des raisons de constitutionnalité.

Remise en question de la Cour pénale internationale

La CPI a fait l'objet d'une controverse croissante ces dernières années, notamment en raison des mandats d'arrêt délivrés à l'encontre du président russe Vladimir Poutine et de Benjamin Netanyahu.

Le Premier ministre israélien est arrivé dans la capitale hongroise, Budapest, mercredi, en dépit d'un mandat d'arrêt de la CPI à son encontre pour sa conduite de la guerre dans la bande de Gaza.

 

Il s'agit du premier voyage du Premier ministre israélien en Europe depuis 2023.