Deux enfants en bas âge sont décédés, lundi 15 décembre en fin d’après-midi, dans une explosion survenue dans un immeuble d’habitation à Trévoux (Ain), qui a fait au moins quatre autres victimes. Ce bilan, encore provisoire, est suspendu à la poursuite des recherches, a précisé la préfecture du département qui appelle la population à éviter le secteur. « Le risque n’est pas encore écarté », a-t-elle précisé.
« On a entendu un gros boum, ça a fait tout trembler »
L’explosion s’est produite vers 17 h 30 au rez-de-chaussée d’un bâtiment qui comporte quatre étages, dans cette ville de près de 7.000 habitants située à une quarantaine de kilomètres au nord de Lyon (Rhône).
« Une personne avec trois enfants était chez elle quand ça a explosé, elle ne sait pas pourquoi », a dans un premier temps déclaré Philippe Berthaud, adjoint au logement. « Elle est rescapée avec son fils aîné, mais ses deux enfants sont dans un état critique. » Dégagés des décombres en arrêt cardiorespiratoire, ces enfants de 3 et 5 ans ont finalement été déclarés décédés peu après, selon les secours.
Le bâtiment ne s’est pas effondré mais ses habitants ont été évacués et abrités dans un gymnase situé à proximité. Une cellule d’urgence médico-psychologique a été activée, selon la préfecture.
« On a paniqué »
La déflagration était tellement forte que les vitres de deux établissements scolaires à proximité se sont brisées, a indiqué la préfecture, qui précise que les responsables des établissements n’ont pas signalé de blessés. « J’étais dans le lycée, on a entendu un gros boum, ça a fait tout trembler », « le lycée a été évacué », « on a paniqué », ont décrit à l’AFP deux lycéennes, Maylee et Lena, qui n’ont pas souhaité donner leur nom de famille.
Les gendarmes ont mis en place un périmètre de sécurité et la population était invitée à éviter le secteur qui restait bouclé vers 19 h 30.
D’importants moyens humains et matériels ont été déployés pour les secours et les investigations. Cinquante pompiers, trente-six engins et des secours médicalisés étaient sur les lieux lundi soir, a précisé la préfecture dans un communiqué. Un poste de commandement a été installé dans une piscine à proximité.
La préfète de l’Ain, Chantal Mauchet, a activé le plan nombreuses victimes (Novi) qui permet de mobiliser tous les acteurs de la chaîne de secours en cas de nombreuses victimes sur un même lieu. Le maire a enclenché un plan communal de sauvegarde. La préfète, qui a adressé « ses condoléances les plus attristées » aux proches des victimes, devait se rendre sur les lieux dans la soirée.
Les causes de l’explosion inconnues
Les causes de l’explosion restent à cette heure inconnue. Contacté par l’AFP, le parquet de Bourg-en-Bresse n’était pas joignable dans l’immédiat.