Goût de l’effort retrouvé, investissement des joueurs, maîtrise dans l’entrejeu : Zoumana Camara, le nouvel entraîneur de Montpellier, a positivé dimanche malgré la défaite concédée à Angers, la 10e d’affilée, pour ses premiers pas à la tête de cette équipe. Et sa première expérience sur un banc en Ligue 1.
Quelle est votre première réaction après cette rencontre ?
J’ai vu une réaction dans le travail dans la semaine. Les joueurs étaient concentrés et investis. J’attendais qu’ils répondent dans l’investissement dans ce match. J’ai retrouvé une équipe qui avait envie de faire les efforts.
Qu’avez-vous pensé du comportement de votre équipe ?
Il y a des choses satisfaisantes. On a eu une bonne maîtrise. On a fait courir l’équipe d’Angers. On voulait avoir la maîtrise et la fatiguer. On prend un but très tôt dans le match. C’est l’efficacité dans les deux surfaces qui a fait défaut.
Sagnan blessé à une cuisse
Quand l’un revient, l’autre se blesse. Montpellier a récupéré avec grande satisfaction Becir Omeragic, remis d’une opération du ménisque, mais a perdu Modibo Sagnan, touché à la cuisse droite dimanche lors de la défaite concédée à Angers.
Sagnan s’est blessé à la 48e minute de jeu à la suite d’un dégagement. Il a été remplacé par le jeune Yaël Mouanga.
"Il a senti quelque chose derrière la cuisse. Il va faire des examens probablement demain (lundi). On fera le point avec le staff médical ensuite. Il est difficile d’en dire plus. On verra quand il peut reprendre", a confirmé en conférence de presse le nouvel entraîneur Zoumana Camara.
Modibo Sagnan est le défenseur central le plus utilisé depuis le début de la saison, quelque soit l’entraîneur de Montpellier. Son possible forfait pour jouer samedi à Marseille s’ajouterait à la suspension de Bamo Meïté, qui purgera son second et dernier match de suspension.
Comment expliquez-vous ce but encaissé très tôt ?
L’équipe état un peu timorée. Pourtant, sur les coups de pied arrêtés, on fait preuve de savoir-faire. C’est l’une des rares choses auxquelles je n’ai pas touché durant la semaine. Le second but avant la mi-temps nous fait mal. Si on avait continué à maintenir cette maîtrise, on aurait pu peut-être égaliser et perturber Angers lors de la seconde période.
Téji Savanier était sur le banc. Pourquoi avez-vous fait ce choix ?
J’ai vu des choses dans la semaine. J’avais envie de voir certains joueurs. Je suis arrivé en début de semaine. Je suis là pour observer, gagner du temps et construire l’avenir. Je ne suis pas là pour faire des entretiens et justifier mes choix. J’essaie de mettre les choses en place, de retrouver un état d’esprit. Je continuerai dans ce sens quel que soit le poste.
"J’ai trouvé notre assise positive"
Qu’est-ce qui vous préoccupe le plus : le manque d’efficacité en attaque ou les deux nouveaux buts encaissés ?
Un peu les deux. Soyons positifs. C’est ma nature, ma façon de voir les choses. Il ne faut pas rentrer dans une vision et perception négative. J’ai trouvé positif notre assise et notre construction. On va devoir trouver pour finir la saison et préparer l’avenir les joueurs qui rentrent dans ce cadre et système. Dans le prolongement de la semaine de travail, les joueurs ont respecté à travers leurs intentions ce que j’avais demandé.
Est-ce que vous actez la descente de Montpellier ?
Mathématiquement ce n’est pas fait. L’objectif est de repousser le plus loin possible la descente.
N’est ce pas paradoxal d’écarter Téji Savanier quand on veut avoir la maîtrise ?
Dans le foot de haut niveau, il y a beaucoup de choses pour avoir la maîtrise. Même en première période, malgré des pertes de balle, on a fait courir cette équipe. On a la maîtrise en première période, comme quand Téji (Savanier) est rentré. Pour moi, ce n’est pas un problème. Avant d’arriver là, j’avais conscience de l’ampleur du travail. On avait la maîtrise, si on avait réduit le score, on aurait pu inverser le cours des choses. J’avais le sentiment que l’on maîtrisait le jeu, qu’on les faisait courir. On a imposé quelque chose, d’autant que ce n’est pas dans mes habitudes de rester derrière.
Comment avez-vous vécu cette première sur le banc de touche à titre personnel ?
Je n’étais pas impatient mais j’avais envie de vivre ça. J’ai travaillé dans ce sens, je me suis construit pour arriver là. Pour faire ce métier et être dans la transmission. Aujourd’hui, vivre la première et me retrouver entraîneur de Montpellier c’est quelque chose. Si on m’avait dit ça, il y a 15 ou 20 ans, cela m’aurait surpris. Il y a de la fierté. Il y a de l’envie de travailler. Et de remettre ce club là où il doit être. Quand on parle de Montpellier, on pense à un club de haut niveau. Ce club a une histoire, il a des valeurs. Aujourd’hui, j’ai retrouvé un esprit collectif. Le résultat n’y est pas, mais les joueurs ont répondu.