Altercations, menaces, saisies de couteaux à la prison de Perpignan : "le système anti-drone est inefficace", dénonce un syndicat de surveillants

Altercation entre détenus, menaces et insultes sur des surveillants, découvertes de couteaux en céramique dans les cellules, les incidents se multiplient à la prison de Perpignan surpeuplée. Le syndicat UFAP UNSa dénonce et réclame un dispositif anti-drone opérationnel dans le contexte très tendu autour des centres pénitentiaires français.

Altercations, menaces, saisies de couteaux à la prison de Perpignan : "le système anti-drone est inefficace", dénonce un syndicat de surveillants

C’est un lundi de fortes tensions qu’a vécu la prison de Perpignan, ce 28 avril 2025. Dès 7h35, suite à une altercation entre deux détenus, l’un d’eux s’est montré agressif envers une surveillante. Après plusieurs tentatives pour le calmer, une mise en prévention de l’individu a été nécessaire pour rétablir l’ordre.
À 10h39, un autre détenu a menacé le personnel concernant un conflit de parloir et proféré des menaces. Il a également hurlé qu’il pourrait nuire à un surveillant comme il l’avait fait dans son précédent établissement. Hors de lui et refusant de se calmer, il a été mis en prévention après avoir jeté du mobilier et refusé de respecter les injonctions.
À 11h, lors de la fouille de sa cellule, un détenu a menacé le personnel avec un morceau de bois arraché à sa porte de toilette. Une équipe d’intervention a été déployée pour le maîtriser. La fouille a révélé la présence d’un couteau en céramique, d’un téléphone portable cassé, d’une balance de précision, d’une machine artisanale pour tatouages et de plusieurs chargeurs artisanaux.
En plus, un autre couteau d’une vingtaine de centimètres en céramique a été retrouvé dans une zone collective du premier étage du centre de détention.

"L’UFAP UNSa constate l’inefficacité du système « Wish » anti-drone, pourtant mis en place l’an dernier"

L’UFAP UNSa Justic dénonce ces faits et constate, "devant la prolifération d’armes, de drogues et de téléphones, l’inefficacité du système « Wish » anti-drone, pourtant mis en place l’an dernier, et réclame un dispositif anti-drone opérationnel".

"Malgré les appels à la fermeté du garde des Sceaux, la politique disciplinaire de notre établissement s’est assouplie, avec plus de 200 CRI classés sans suite depuis le début de l’année. Le non-retour au Quartier disciplinaire pour la majorité des détenus menaçant ou agressant le personnel, ainsi que l’abandon de sanctions dissuasives pour détention de téléphone portable, sont préoccupants", ajoute le syndicat. "L’UFAP UNSa Justice ne transigera pas sur les leviers disciplinaires et de coercition afin de garantir la sécurité des personnels et intervenants".