Affaire Ghosn : la stratégie de défense contre-productive de Rachida Dati

Dans leur ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel, dont « Le Monde » a pris connaissance, les juges d’instruction ont écarté les très nombreuses attestations, notes et observations fournies tous azimuts par les avocats de la ministre de la culture, qui sera jugée pour « corruption et trafic d’influence ».

Affaire Ghosn : la stratégie de défense contre-productive de Rachida Dati

Quelles prestations Rachida Dati a-t-elle réellement fournies comme avocate lorsqu’elle a été contractuellement liée au PDG de Renault-Nissan, Carlos Ghosn, de 2009 à 2013, et rémunérée à ce titre 900 000 euros par la filiale néerlandaise de l’alliance de constructeurs automobiles, RNBV ? Au terme de six ans d’enquête dans l’affaire Dati-Ghosn, la conclusion des juges d’instruction est sans appel : « Les investigations réalisées (…) les notes, observations, et documents communiqués par la défense (…) n’ont permis d’identifier que très peu de preuves de l’existence et de la réalité des prestations réalisées par Mme Dati en exécution de la convention [signée par Mme Dati et M. Ghosn le 28 octobre 2009], écrivent les juges dans leur ordonnance de renvoi devant le tribunal correctionnel. Elles sont particulièrement limitées en matière juridique. »

Mise en examen et renvoyée le 22 juillet, tout comme M. Ghosn, pour notamment « corruption et trafic d’influence », la ministre de la culture aura pourtant remué ciel et terre, à partir de 2021, pour